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Tableau noir

Tableau noir : Sherman Island

Sans Darrelle Revis, blessé pour toute la saison, certains cornerbacks ont là une chance de s’imposer comme les meilleurs joueurs de la ligue à ce poste. Très peu peuvent prétendre atteindre le niveau du CB des Jets mais parmi eux, le Seahawk Richard Sherman semble tenir la corde. Drafté l’an dernier lors du 5e tour, Sherman s’est fixé comme objectif de faire mentir tous les évaluateurs. Lors de sa première saison chez les pros, il a laissé entrevoir de sacrées qualités, mais a trop souvent été pénalisé. Cette saison, il a clairement passé un cap et joue désormais dans la court des grands cornerbacks en activité.

Face aux Jets, il a dû défendre quatre passes, et n’a rien laissé filé. Mieux, il en a intercepté une, défendu une autre, et s’est même offert un sack. Analyse…

Crédit texte et images : Pro Football Focus.

Jets @ Seahawks – 2e quart-temps, 10:55 à jouer – Couverture en zone, appâter Sanchez

A quelques yards de l’enbut, les Jets présentent une formation bunch sur la droite. Les bunchs ont l’avantage de forcer une défense habituée à jouer l’homme à homme à passer en zone, car le risque de voir un défenseur coincé dans le trafic des routes qui se croisent est trop élevé. Seattle envoie un très simple Cover 2.

Dans cette Cover 2, les cornerbacks ont la responsabilité du flat, la zone courte extérieure (en vert). Les deux safeties se répartissent le reste du terrain. Arrivé dans cette zone du terrain, la couverture du flat est beaucoup plus simple pour un cornerback, qui sait très facilement jusqu’où s’étend sa responsabilité.

« Au moment du snap, je vois qu’ils veulent tenter un double post, avec un tracé court dans le flat », explique Richard Sherman à Sam Monson, de PFF.com. Seattle joue une zone agressive, et Sherman serre les tracés post vers l’intérieur, avant de passer le relais à Kam Chancellor, le safety en charge de cette partie de la couverture, et de couvrir le tracé flat du tight end Dustin Keller. « J’y serai allé plus tôt, mais Sanchez regardait ailleurs au début du jeu. »

Sherman sait exactement quel tracé il doit couvrir. Il se contente de lire les yeux de Mark Sanchez, et prend soin de laisser juste ce qu’il faut d’ouverture pour faire croire au QB qu’il a une chance de réussir sa passe. « Je l’ai attiré sur cette passe. Une fois arrivé sur le tracé flat, j’ai reculé pour faire semblant de prendre la profondeur, pour faire apparaître une fenêtre de passe. »

En reculant vers l’endzone, Sherman se donne l’espace nécessaire pour assurer son coup, tout en gardant le contrôle sur la zone dont il a la responsabilité. Depuis le poste de QB, il créé l’illusion d’un espace exploitable, et lorsque le ballon est en l’air, Sherman a tout le loisir de venir couper la trajectoire. « Dès que j’ai vu Sanchez préparer sa passe, j’ai planté un pied dans le sol et j’ai foncé dessus. »

Difficile de faire plus sophistiqué… Richard Sherman fait étalage d’un feeling, d’une compréhension du jeu, et d’un sens de la couverture rares pour un joueur de son âge, qui n’est que dans la deuxième saison NFL. Il ne se contente pas d’être poser en couverture puis de jouer le ballon avec le receveur après coup.  Il joue avec les angles et avec la logique du QB, tout en se plaçant à la perfection pour couper et intercepter une passe (à 6 yards de sa propre endzone, avec les deux équipes à égalité) qu’il a lui même forcer à être lancée. Du grand art.

Jets @ Seahawks – 2e quart-temps, 7:55 à jouer – Homme à homme, lecture et connaissance du jeu

Ce jeu illustre le niveau de nuance et de maturité auquel joue Richard Sherman. Seattle adore envoyer du press man coverage, et c’est ce qu’il fait de mieux. Une couverture comme à homme qui démarre par un jeu agressif des cornerbacks sur le receveur dès la ligne de scrimmage. Ce jeu permet à Sherman d’être vraiment comparé à Darrelle Revis, un maître dans ce domaine. Avec la possession du ballon vers la moitié du terrain, les Jets sont en 3e et 8 yards. Sherman est seul avec le rapide Clyde Gates, il parvient à briser la passe, et manque de peu sa deuxième interception.

Le receveur attaque directement sur Sherman, se défait du pressing puis essaie de filer sur la droite, le long de la touche. La réaction standard d’un corner dans cette situation consiste à se coller au receveur sans se faire dépasser en profondeur, à le serrer au maximum le long de la ligne pour rendre la passe plus difficile, puis à tenter de jouer le ballon en l’air. Mais Richard Sherman est plus malin que ça.

Sur une 3e et 8 yards, Sherman sait qu’il est plus que probable que Gates, une fois arrivé au marqueur du first down, brise sa course et se retourne. Il joue alors sa position pour dominer le receveur une fois que ce dernier effectue son cut. Sherman lit le corps de son receveur et anticipe ses mouvements. Au lieu de foncer pour couvrir la profondeur, il ralentit légèrement pour avoir la position idéale qui va lui permettre de couper la passe quand Gates va se retourner.

Sherman explique sa lecture du jeu ainsi : « Tout d’abord j’étudie autant de vidéos que possible, pour me familiariser avec l’attaque adverse. En particulier avec ses tendances, ses concepts préférentiels, et les jeux appelés sur 3e tentative selon la distance à parcourir, jeux appelés dans la zone rouge, positions des receveurs sur ces jeux. » En bossant sur les Jets, Sherman savait que dans cette situation, ils étaient plus enclins à jouer cette passe là, et ne s’est pas laissé avoir en voulant couvrir la zone profonde.

« J’ai beaucoup appris sur l’alignement des receveurs et les tracés combinés en jouant en attaque (il était receveur et corner à Stanford), donc même si je n’ai pas la moindre idée du jeu qui va sortir, je peux toujours faire un diagnostic post-snap et jouer vite. Chaque équipe a des habitudes, surtout sur troisième tentative. »

L’art de la couverture homme à homme est difficile à maîtriser. Dans ce domaine, Darrelle Revis fait office d’étalon maître qui permet d’évaluer tous les autres cornerbacks NFL. Être capable de lire le langage corporel d’un receveur, et de s’ajuster quand il s’ajuste est une capacité difficile à acquérir. Richard Sherman l’a visiblement acquise, et ajoutée à ses qualités physiques et à son sens du jeu, cela peut faire de lui une superstar NFL en puissance.

Sur ce jeu, Richard Sherman met en application tout ce qu’il a vu sur écran, tout ce qu’il a appris en jouant un peu en attaque, et détient alors un avantage énorme sur son receveur puisqu’il sait à peu près quel tracé va sortir du chapeau. il peut alors tricher un peu sur le déroulé de l’action, pour empêcher la passe, et presque l’intercepter. C’est le genre de jeu qui fait de Richard Sherman l’un des meilleurs cornerbacks du moment.

Jets @ Seahawks – 4e quart-temps, 11:51 à jouer – Le blitz

Richard Sherman, 1m92, peut aussi rendre de gros services à sa défense contre la course. Dans ce cas précis, c’est sur un blitz. Seattle est en zone, et lorsque le TE Keller bouge loin de son côté avant le snap, Sherman a une ouverture pour presser le QB depuis l’extérieur. Le coureur des Jets ne l’a même pas vu, car il fonce de suite vers le milieu de la ligne, où aucun pass-rusher ne se présente, pour se mettre en position de recevoir une petite passe courte. Le problème, c’est que Sherman arrive pile au moment où Sanchez termine de reculer, et avant même que Lex Hilliard ne puisse se retourner pour recevoir une passe.

A 100kg et 1m89, Mark Sanchez n’est pas un non plus un microbe, et il peut très bien se sortir d’un tackle venant d’un corner de petit gabarit. En dépit d’un bon mouvement quand Sherman arrive pour le découper, le gros corner parvient à l’attraper aux bras et à le secouer pour obtenir le sack, et provoquer un fumble.

La vitesse à laquell Richard Sherman fonce sur le QB est impressionnante, mais le meilleur sur cette action, c’est sa capacité à finir le jeu, en agrippant fermement Sanchez pour le mettre au sol. Ce jeu plante le dernier clou dans le cercueil des Jets, qui peuvent dire adieu à un comeback sur Seattle. Le match de Richard Sherman face aux Jets est jusque là le meilleur de sa jeune carrière, et le meilleur qu’un cornerback puisse espérer, sans marquer lui même. Sur 4 passes lancées dans sa direction, il n’a pas autorisé la moindre réception.

Compte tenu de son âge, 24 ans, et de sa fulgurante progression depuis qu’il est devenu professionnel, Richard Sherman peut, à l’instar de Darrelle Revis, devenir l’un des seuls véritables shutdown corner de la ligue.

Revis Island pourrait alors devenir un archipel, avec Sherman Island. Deux îlots desquels aucun receveur ne pourra s’échapper.

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