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Tableau noir

Tableau noir : le pass-rush

Battre son vis-à-vis pour mettre une pression constante sur le quarterback adverse est une tâche ardue en NFL. Les attaques sont plus souvent en surnombre, et leurs joueurs sont payés des tonnes de dollars pour former des poches parfaites. On pourrait croire qu’un défenseur a l’avantage sur un attaquant qui bloque car sa palette de mouvements est plus vaste, mais ce n’est pas le cas. Il faut alors organiser ce pass-rush de façon très précise, et y implanter des pièges.

L’art du blitz se décline sous de nombreuses formes aujourd’hui. Mais on va se pencher ici sur les lignes défensives qui parviennent à générer de la pression sans renfort supplémentaire au blitz. Une bonne combinaison de mouvements des DL, sur une synchro efficace, et la ligne offensive peut rapidement être en panique. Le problème pour l’attaque, c’est l’alignement en « Wide-9 », qui rend compliquée chaque intervention car l’écart de positionnement entre les DL est assez grand. On jette un œil à trois versions différentes de la semaine passée, qui ont toutes mené à un sack.

Crédit texte et image Pro Football Focus.

Jets @ Jaguars – 3eme quart-temps, 5:36 à jouer – Le croisé.

Probablement la combinaison de mouvements la plus simple : un croisé entre les deux joueurs alignés à l’intérieur, souvent les tackles défensifs (DT). Ici, les Jets ont juste deux joueurs en position trois points (deux pieds + 1 main au sol) avec deux linebackers collés à la ligne.

New York donne l’impression d’une formation Nickel depuis une défense en 3-4, mais ses défenseurs sont placés exactement comme si c’était une ligne de quatre, avec pour seule différence la position des deux LB, en deux points. Les Jets envoient ces quatre hommes au blitz. Ils n’essaient pas de battre la ligne des Jaguars par un surnombre, mais plutôt en créant un maximum de confusion. Les deux DT dans la ligne vont croiser leurs tracés. Les deux linebackers font faire la même chose dans leur dos. Parce les Jags gardent six bloqueurs (toute la ligne + le fullback), les Jets ne peuvent compter que sur la victoire d’un défenseur dans son duel.
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Les deux DT, Muhammad Wilkerson (flèche rouge) et Quentin Coples vont croiser dès le snap. Wilkerson attaque le premier depuis la position de nose tackle sur le centre adverse, tout jouant sur l’épaule intérieur du guard droit. Coples passe dans son dos, à la recherche du A-gap (le trou ainsi nommé entre le centre et son guard gauche) libre. Le centre de Jacksonville Brad Meester voit l’embrouille arriver, il réagit bien et lâche immédiatement Wilkerson pour jouer sur Coples. Le problème, c’est que le gars à côté de lui, le RG Uche Nwaneri perd instantanément son duel dès qu’il est seul, et il laisse Wilkerson partir au sack.

Ce mouvement simple met déjà la pression en soi sur le boulot d’équipe du RG et du C. Ils doivent être parfaits dans leur timing « je lâche, tu prends », sans quoi la sanction est quasi systématique. Si les Jags s’étaient contenté de cibler leur homme plus simplement, ils n’avaient presque pas à se préoccuper du mouvement adverse, mais dans ce cas précis, ils se sont mis en panique seuls, et ont vu leur poche s’écrouler dès le snap.

Rams @ Bills – 1er quart-temps, 14:14 à jouer – Le stunt.

Le stunt est une technique assez similaire au croisé, à la différence qu’on le joue  entre le DT et le defensive end. La défense essaie là encore de lier deux bloqueurs à un seul défenseur pour exploiter un trou. Au snap, Kendall Langford va attaquer l’épaule extérieur du RG, ce qui va nécessiter l’aide du RT. Dans le même temps, le DE à gauche, Chris Long (flèche rouge) se glisse dans le dos de son coéquipier pour attaquer le A-gap laissé vacant par le guard. En l’occurence, Langford foire un peu son mouvement censé occuper les deux bloqueurs, et si Long n’était pas ultra rapide sur ce jeu, la pression des Rams aurait été inéxistante.
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Lorsque le Bill Kraig Urbik est en mesure de mettre ses mains sur Chris Long, le Ram est déjà en train de planter le souk dans la ligne adverse, tout en force, pour exploiter la brèche et filer sur le QB. Même si le mouvement n’est pas exécuté à la perfection, il pose assez de problème à la ligne offensive pour créer des espaces favorables à la défense.

Les Rams ajoutent un pli de plus à ce jeu en envoyant le SS Quentin Mikell (#27) au blitz, histoire d’occuper le running back, et de s’assurer que si Long passe la ligne adverse, il n’a plus qu’à charger le QB, sans risque de prendre un block de dernière seconde. Même avec cette combinaison Langford + Long + Mikell, le quarterback des Bills Ryan Fitzpatrick parvient à s’échapper. Avec quatre pass-rushers qui voient rouge et tentent par tous les moyens de battre leurs vis-à-vis, il se créé souvent une ligne de course pour le QB en plein milieu de la ligne. En remontant dans la poche, les QB arrivent souvent à anéantir la pression. Sur ce coup, c’est Langford, occupé avec deux Bills au niveau de la ligne, qui attrape finalement le QB au moment où ce dernier essaie d’échapper à la pression. Pas vraiment ce qui était prévu au départ, mais ça fait sack à la fin quand même.

Titants @ Colts – 3eme quart-temps, 2:08 à jouer – Le jeu d’échecs.

Voilà une  variante plus intéressante car beaucoup plus complexe. Elle illustre le jeu d’échecs qui se met en place entre la défense et la protection adverse, avant et après le snap. Les Colts sont alignés dans une formation similaire à celle des Jets dans le premier exemple, sauf que leurs deux linebacker du milieu viennent surcharger les A-gaps à la ligne. Indy montre clairement le blitz.

Les Titans savent que ça va chauffer, mais ils doivent, avant le snap, identifier combien de défenseurs vont venir au blitz, et d’où vont-ils partir. Qui, combien, par où ? C’est en répondant à ces trois questions que le centre et son QB ajustent leur protection avant le jeu. Le centre sait déjà qu’il aura sur chacun de ses côtés un joueur à couvrir, donc les Colts forcent déjà les Titans à mettre en place au moins un double team. Dwight Freeney bouge avant le snap d’une position standard de rush à un alignement dans le slot censé couvrir le TE Jared Cook. Les Titans doivent deviner si le meilleur rusher des Colts va reculer en couverture, ou foncer au blitz.

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Au moment du snap, un linebacker va reculer en couverture (c’est lui qui sera d’ailleurs sanctionné d’un holding loin d’être évident) en compagnie de Freeney. Tout le reste de la troupe va blitzer. Les Titants disposent de six bloqueurs, contre quatre Colts qui blitz depuis la ligne. Mais Indy balance en plus un safety depuis la gauche pour créer un surnombre sur zone. Les deux rushers à l’intérieur (le DT et le MLB) piquent vers l’intérieur tandis que le OLB Robert Mathis (flèche rouge) va les contourner par l’arrière pour frapper le A-gap qui s’est élargi quand le LG et le LT ont suivi le DT des Colts.

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Tout était scripté côté Titans pour disposer d’assez de bloqueurs en mesure de contenir le rush, avec même le RB Chris Johnson en lecture sur le milieu de la ligne avant de bouger sur un tracé de passe pour une option additionnelle. Mais Mathis arrive tellement vite, que Johnson ne sert plus à rien car il ne peut pas réagir aussi rapidement.

Johnson et le centre mettent leurs mains sur Mathis, mais c’est le Colt qui a la position préférentielle dans l’attaque du trou, et cela lui permet d’aller au quarterback pour un sack. C’est le jeu du chat et de la souris entre défenseurs et bloqueurs. Le schéma des Colts implique cinq joueurs sur le blitz, mais un seul est censé se retrouver tout seul pour le sack, et en dépit de la lecture pré-snap des Titants, c’est exactement ce qu’il s’est passé.

Tout le monde rêve d’avoir un Von Miller ou un J.J. Watt, un gars capable à lui seul de dominer son duel et de créer les opportunités de sack en permanence. Mais tout le monde ne dispose pas de ce genre de talent. En NFL, la difficulté que pose le un-contre-un dans la tranchée pousse les coordinateurs offensifs à complexifier leurs schémas de blitz pour créer l’ouverture. Cela relève de la même logique qu’en attaque, on l’on se creuse les méninges pour mettre un receveur sur orbite et ouvrir en deux une couverture.

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