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Super Bowl

Super Bowl XLVII – Ray Lewis : de l’ombre à la lumière

Ray Lewis est un joueur adoré du public. Une figure de la NFL. Le genre de personnages qui font l’intérêt d’une ligue comme la NFL. Mais ça n’a pas toujours été le cas. En 2000, après quatre saisons sans playoffs, Ray Lewis est un suspect dans une affaire de meurtre et l’image d’une NFL décrite par certains journalistes comme une ligue de criminels. Comme les choses ont changé.

De zéro à héros

En 2000, Ray Lewis est loin d'être sur le bon chemin pour devenir une icône.

En 2000, Ray Lewis est loin d’être sur le bon chemin pour devenir une icône.

« Admettez le, Ray Lewis n’est pas un mec bien. » Cette phrase d’un journaliste du Morning Call en 2001 semble bien loin. Pourtant, à l’époque, il n’est sûrement pas le seul à partager ce sentiment. La faute à un épisode de la vie du joueur qui restera un mystère pour toujours. Le 31 janvier 2000, Lewis est à Atlanta pour une fête qui a lieu en marge du Super Bowl. Une bagarre éclate entre le groupe d’amis de Lewis et un autre groupe.

Dans l’incident, deux des opposants au groupe de Lewis sont poignardés à mort. Accusé de meurtre, Lewis réussi à négocier un accord avec le procureur. Les charges sont abandonnées contre le linebacker en échange de son témoignage contre deux de ses amis. Lewis admet avoir menti aux policiers le lendemain des meurtres. Malgré son témoignage, ses amis sont acquittés et personne ne sera jamais jugé coupable de ce double meurtre. Le costume que portait Lewis le soir de l’incident, lui, ne sera jamais retrouvé.

« Tout ce dont je suis coupable, c’est d’avoir été au mauvais endroit au mauvais moment avec les mauvaises personnes », assure alors le joueur à ESPN. « Mais je pense que ce dont je suis le plus coupable c’est d’avoir du succès. »

Obligé de payé 250 000 dollars d’amende à la ligue, Lewis se retrouve marqué à vie dans l’opinion publique par cet incident. Pour certains, le doute sera toujours là.

Expressif. Trop expressif ?

Ray Lewis tourne à l’émotion. La preuve ? Quelques mois après avoir échapper à cette difficile histoire judiciaire, il mène la défense des Ravens vers une saison incroyable de domination. Les adversaires de Baltimore ne marquent que 10,6 points par match en 2000. La franchise décroche sa première qualification en playoffs et remporte même le Super Bowl. Lewis termine l’année avec le prix de défenseur de l’année et celui de MVP du Big Game.

À partir de là, Lewis devient pour de bon le visage des Ravens et une icône de la ligue. Ses danses d’avant match rythment la vie d’une franchise qui enchaine les bonnes saisons. Sur le terrain comme en dehors, son énergie rayonne. Il inspire ceux qui l’aiment et agace les autres. Roi du discours d’avant match enflammé, il offre des heures et des heures de highlights vocaux aux équipes de NFL Films. Petit à petit, le spectre du costume disparu se fait moins pesant. Ray Lewis devient un symbole positif. La couverture de Madden 2005 est pour lui. Les contrats pub se multiplient aussi vite que ses apparitions au Pro Bowl ou dans l’équipe All Pro.

« C’est un remarquable cas d’étude de « zéro à héros » », explique Vada Manger, un expert de la stratégie d’entreprise à Yahoo! Sports. « Il n’y a pas beaucoup de sportifs qui ont fait ce qu’il a fait en terme de reconstruction de son image. »

En quelques années de victoires et d'émotion, Lewis s'est refait une image, au point d'être surnommé "Le linebacker de dieu" par Sports Illustrated.

En quelques années de victoires et d’émotion, Lewis s’est refait une image, au point d’être surnommé « Le linebacker de dieu » par Sports Illustrated.

L’annonce de sa retraite en fin de saison a lancé le grand final de Ray Lewis. Depuis le début des playoffs, ses démonstrations se multiplient. Il danse, pleure pendant les hymnes, s’agenouille après la victoire, remercie dieu… Lewis en fait beaucoup. Un peu trop au goût de certains.

« Ray Lewis maintenant on dirait Matthew McConaughey qui joue Ray Lewis », plaisante Bill Simmons dans son podcast ESPN.

Un footballeur d’exception avant tout

Ce que le show fait parfois oublier, c’est que Lewis est un exceptionnel footballeur et un des meilleurs linebackers de l’histoire. Sorti de la fac de Miami après des saisons à 152 et 160 plaquages, il ne met qu’un an à décrocher la première de ses 13 sélections pour le Pro Bowl. Il enchaine ensuite les saisons productives à un rythme qui le met sans aucun doute possible sur la route du Hall of Fame. Au passage, il empoche un second titre de défenseur de l’année en 2003.

Pour ne rien gâcher, il est un coéquipier modèle :

«Il est le joueur le plus dévoué à l’équipe avec lequel j’ai joué », raconte le quarterback Trent Dilfer. « Il organise les activités pour souder l’esprit de corps de l’équipe. Il croit sincèrement qu’il faut galvaniser les 53 joueurs en un seul battement de cœur.»

En 2008, avec l’arrivée de la génération Flacco, Lewis passe dans un rôle de vétéran. Là encore, ça fonctionne, et les Ravens retrouvent les playoffs cinq fois de suite. Même s’il est plus fragile et moins puissant, son aura galvanise ses coéquipiers. Lors du Super Bowl, c’est en partie pour lui qu’ils se démèneront. Avec une deuxième bague, Lewis partirait en beauté et en mettant un point final à son étrange voyage de l’ombre à la lumière.

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