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Super Bowl XLVII – Les frères Harbaugh : styles différents, même résultat

John et Jim Harbaugh ont beau être frères, ils sont loin d’être les mêmes coaches. De leur parcours à leur style de coaching, tout les différencie. L’un a connu le terrain l’autre a toujours officié sur le banc. L’un laisse encore ses émotions déborder pendant que l’autre tient plus fermement son équipe. Mais au final, le résultat est le même : tous les deux seront au Super Bowl.

Jim l’athlète, John le cerveau

« Il était le gars qui, au hockey sur glace, pouvait prendre le palet au milieu du terrain et écartait tout le monde de son chemin. En CM1, le prof de gym a dit qu’il était très compétitif et qu’il devait se calmer un peu. »

Jim Harbaugh est arrivé deuxième du vote pour le MVP lors de la saison 1995.

Jim Harbaugh est arrivé deuxième du vote pour le MVP lors de la saison 1995.

Voilà comment John Harbaugh (50 ans) se rappelle de l’enfance de son frère Jim. Une tendance qui se confirme au fil des ans puisque Jim (49 ans), le plus jeune des deux frères, est celui le seul qui atteint le haut niveau sur le terrain.

Drafté au premier tour par les Bears en 1987, Jim passe 13 ans dans la ligue avec Chicago, les Colts, Ravens et Chargers En 1995, à Indianapolis, il remporte le prix du meilleur comeback de l’année, sa sélection pour le Pro Bowl et surtout il termine deuxième du vote pour le MVP derrière Brett Favre. Une bonne saison jamais vraiment confirmée.

Après 177 matches en NFL, Jim commence sa carrière de coach en 2002 en devenant assistant aux quarterbacks des Raiders. La magie opère directement et Rich Gannon décroche le titre de MVP avec l’aide de Harbaugh. Jim part ensuite diriger les facs de San Diego et Stanford, à chaque fois avec succès. Bien aidé par Andrew Luck, il remporte l’Orange Bowl lors de sa dernière saison à Stanford avant d’être recruté par les 49ers.

Pendant que son frère s’est éclaté sur le terrains, John a directement plongé dans le coaching. Dès 1984, il dirige les coureurs et les linebackers de la fac de Western Michigan. Touche à tout, il aide aussi bien les tight ends que les defensive backs ou les équipes spéciales lors de ses passages dans les facs de Pittsburgh, Morehead, Cincinnati et Indiana. C’est encore avec les équipes spéciales qu’il fait son entrée en NFL que les Eagles en 1998. Dix ans plus tard, il décroche le poste de coach principal des Ravens.

John l’autoritaire, Jim le positif

Depuis que le prof de CM1 de Jim Harbaugh lui a expliqué qu’il devait se calmer, le petit garçon n’a visiblement pas beaucoup écouté.

« J’étais ultra-compétitif. J’ai énervé beaucoup de gens en grandissant », avoue Jim au sujet de son enfance.

Car cette tendance perdure. Depuis son arrivée en NFL il y a deux ans, le coach des Niners continue de se faire remarquer par sa capacité à montrer ses émotions. Au bord de la bagarre avec Jim Schwartz l’an dernier, son explosion sur un challenge perdu en finale de conférence a prouvé qu’il a toujours le sang chaud.

Dans le vestiaire et dans la presse, Jim est un positif. L’an dernier, il a redonné vie à la carrière d’Alex Smith en lui témoignant sa confiance publiquement. En toutes circonstances, il garde le sourire.

« Ce que les gens ne voient pas, c’est à quel point il a un grand coeur », explique John au Telegraph. « Je regarde ses conférences de presse et je me marre parce que certains le prennent au sérieux. Il s’amuse, il est juste lui-même. »

Un naturel qui ne l’empêche pas de prendre des décisions compliquées, comme lorsqu’il décide de titulariser Colin Kaepernick en cours de saison alors que Smith joue très bien avant de se blesser.

Sévère mais aussi à l'écoute, John Harbaugh a su gagner le respect des vétérans de Baltimore.

Sévère mais aussi à l’écoute, John Harbaugh a su gagner le respect des vétérans de Baltimore.

À l’inverse, John est un calme. Et surtout un sérieux. Après la semaine 7, alors que son équipe vient de se faire humilier par les Texans (43-13), il ordonne un entrainement avec épaulières. Les joueurs ne sont pas contents et l’effectif est au bord de l’explosion.

« C’était presque une mutinerie », raconte un joueur des Ravens à Yahoo! Sports. « C’est passé près de partir en vrille. Mais la façon dont le coach a géré ça était incroyable. Il a laissé les gens parler, il a écouté, il s’est expliqué et rapidement ça s’est transformé en grande thérapie de groupe. Au final, beaucoup de choses positives ont été dîtes. On ne s’est pas entrainé avec les épaulières mais on en est sorti plus solides en tant que groupe. »

Un épisode qui a finalisé pour de bons la confiance des Ravens dans leur coach. Il faut dire qu’en 2008, John n’arrive pas en terrain conquis. Comme l’a avoué Ed Reed depuis, à l’époque, certains joueurs voulaient que ce soit Rex Ryan, leur coordinateur défensif d’alors, qui soit nommé coach principal.

Au nom du père

S’ils racontent volontiers s’être beaucoup chamaillés dans leur enfance, les frères Harbaugh n’en sont plus là. Jim avoue volontiers admirer son ainé en pointant sa connaissance générale du jeu, qui est une de spécificité à une époque ou la plupart des head coaches étaient avant tout des spécialistes de l’attaque ou de la défense.

La connaissance du jeu de John et le tempérament de Jim ne sont pas le fruit du hasard. Jack, leur père, a coaché dans les rangs universitaires de 1967 jusqu’à 2009. Au cours de sa carrière, il fait subir plus d’une douzaine de déménagements à sa famille.

« Ils adoraient le sport, il avaient une véritable passion pour ça, ils aimaient être près du jeu », raconte Jack à CBS. « Je pense que la plus grande joie de ma vie c’est qu’après avoir vu tous les hauts et les bas dans ma vie et ma profession, ils aient voulu faire ça. »

Jack Harbaugh est donc un père heureux. Et comme il aime ses fils, ne comptez pas sur lui et sa femme pour prendre parti.

« Nous sommes neutres pour le Super Bowl », annonce Jackie Harbaugh, la mère des deux prodiges du coaching.

Quoi qu’il arrive, la famille Harbaugh est la grande gagnante de cette saison.

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