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Histoire

[portrait] Earl Thomas : un safety qui vous veut du bien

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« My Name is Earl », c’est le titre de cette série populaire de NBC que devrait porter sur son maillot le safety des Seahawks, Earl Thomas, si la NFL, comme la NBA, autorisait les joueurs à déroger à son sacro-saint sérieux et décidait que les joueurs pouvait y mettre des surnoms. L’arrière-défense de Seattle, communément appelée « Legion of Boom », est unanimement reconnue comme étant l’une des meilleures de la ligue, si ce n’est la meilleure, mais c’est plus souvent le très vocal et exubérant cornerback Richard Sherman que le grand public place comme l’élément indispensable de ces quatre joueurs de couverture.

Et pourtant, les analystes vidéo, tout comme les coaches adverses, savent ce que représente Earl Thomas au sein de cette défense des Seahawks. Un méconnu donc au pays  du trash-talk et d’une ligue où la « me-first » attitude est la règle.

S’il sait se faire tout petit médiatiquement, c’est aussi que Thomas n’est pas aussi impressionnant (1m78 pour 91 kilos) que peuvent l’être ses acolytes de Seattle, Kam Chancellor (1m90 pour 105 kilos), Brandon Browner (1m93, 100 kilos) et Sherman (1m90, 90 kilos). Et son histoire personnelle, celle d’un petit gars d’Orange (Texas), l’a conduit vers une discrétion hors du terrain qui fait figure d’exception chez des Seahawks hauts en paroles et en couleurs.

« L’enfant-miracle »

Sa vie d’adolescent, il l’a vécue dans cette bourgade de 20 000 habitants à la frontière entre la Louisiane et le Texas, à deux pas de Port-Arthur, une usine à champions en tous genres (Jamaal Charles, un grand ami à lui, et 19 autres natifs de cette ville de 50000 habitants ont été draftés dans l’histoire de la NFL) mais également connue pour son taux élevé de criminalité.

Dans le cocon d’Orange, Thomas, lui, a développé d’autres habitudes, moins dangereuses.

« Quand j’étais petit, on allait jouer dans la boue pied-nus, juste pour le plaisir. Il n’y avait pas grand-chose à faire donc on s’amusait comme ça. »

Son calme, il l’a aussi développé sur les bancs de l’église où il était, dès lors qu’il n’y avait pas entrainement de football. Il faut dire que la croyance en Dieu est déjà intervenue dans la vie de Thomas lorsque sa mère, deux ans avant sa naissance, refuse une intervention chirurgicale pour combattre un cancer de l’utérus, rédhibitoire quant à ses chances d’avoir des enfants dans le futur. Elle préfére s’en remettre à Dieu. En rémission, elle a ensuite donné vie à Earl Thomas, son « enfant-miracle », en 1989. Un autre garçon, Seth, est même arrivé deux ans plus tard.

Une carrière raccourcie mais réussie à l'Université du Texas

Une carrière raccourcie mais réussie à l’Université du Texas

En 2005 également, le destin frappe encore lorsque l‘ouragan Rita ravage la maison de la famille Thomas, les obligeant à se loger dans un motel pendant quelques mois,. Dans cette maison, leur père, également prénommé Earl, leur avait confectionné une pièce dans le garage où ils s’exerçaient aux plaquages dès 5 ans. Une leçon de vie que Thomas a mis à profit pour en tirer sa propre philosophie.

« Vous pouvez vous retrouver dans des situations pas faciles. On ne peut pas les contrôler mais l’important c’est comment vous vous y adaptez. »

Pas étonnant donc qu’en 2012, deux ans après avoir été drafté, il aide financièrement sa mère à prendre sa retraite de réceptionniste d’école, une année après avoir offert à ses parents la maison de leur rêve, toujours à Orange, où son père ne veut pas s’arrêter de travailler.

Un parcours rectiligne…vers les sommets!

Enfant du Texas, recrue 4 étoiles (sur 5 possibles), classé 19e joueur de l’État et 12e meilleur joueur du pays à la position de cornerback mais plutôt chétif pour son poste, Earl Thomas ne reçoit pourtant que deux offres en 2007 : Texas A&M et l’Université du Texas. C’est dans cette dernière qu’il décide de poursuivre son chemin sous les ordres de Mack Brown (à qui il a écrit une lettre de remerciement la semaine dernière sur son site, suite à la retraite forcée du coach).

Avec sa vision, sa rapidité de déplacement, son explosibilité, sa capacité à plaquer et ses excellentes mains, Earl Thomas devient vite un joueur essentiel de la défense des Longhorns au poste de strong safety, gagnant sa place au sein de l’équipe des meilleurs freshmen universitaires en 2008.

Sa trajectoire n’a plus été qu’ascendante depuis ce moment avec une finale universitaire en 2010 (perdue contre Alabama 37-21), un départ anticipé d’UT, une sélection en 14e position de la draft de la même année par les Seattle Seahawks (avec un contrat de 5 ans et 21 millions de dollars à la clé) et trois sélections au Pro-Bowl sur les trois dernières saisons (2011, 2012, 2013).

L'élément essentiel de la meilleure défense aérienne de la ligue.

Le #29 de Seattle, celui dont tous les coordinateurs offensifs se méfient.

L’élément le plus important de la défense de Seattle

Cette semaine encore, on pourra s’apercevoir de l’importance de Thomas dans la défense des Seahawks, lui dont son coéquipier Richard Sherman dit qu’il « devrait être élu défenseur de l’année ». Ce sont une nouvelle fois les Saints qui se présenteront au CenturyLink Field et, lors du match de saison régulière de décembre dernier, Earl Thomas a pu démontrer combien sa présence au sein de leur défense « Cover 3 » avait été déterminante dans la démolition en règle d’une des meilleures attaques de la ligue, cet article du blog « fieldgulls » mettant des images et des schémas sur ces mots.

A voir évoluer cet ensemble défensif des Seahawks, fait de joueurs libres de leurs choix au sein d’un système leur donnant l’occasion d‘exprimer leur talent, on ne peut penser qu’à un ensemble de jazz avec en soliste, mais en retrait de la scène, un Earl Thomas qui maîtrise tout autant la position de free safety en NFL que les touches de son piano au sein de Bad Bones, le groupe de jazz dont il est membre depuis 2007 et avec qui il a également pu démontrer ses talents de batteur et de saxophoniste.

Earl Thomas, un véritable diamant brut dont le temps et les expériences ont façonné toutes les multiples facettes, sur le terrain comme en dehors.

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