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Histoire

[portrait] Michael Crabtree, le receveur qui va de l’avant

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« Le meilleur receveur de tous les temps ». C’est avec ces louanges que Jim Harbaugh a décrit Michael Crabtree, suite à son match superbe dans la toundra gelée de Lambeau Field au premier tour des playoffs.

Si l’affirmation peut paraître trop énorme pour être vraie, elle ne doit pourtant pas en faire oublier le talent incontestable du joueur, que l’on comparait à Larry Fitzgerald ou Calvin Johnson à sa sortie de Texas Tech en 2009.

Texas Forever

Né dans la banlieue de Dallas, c’est un joueur exceptionnel qui s’y est développé. Dans son lycée d’Oak Cliff, la « David Carter High School », Michael Crabtree se fait un nom, que ce soit au poste de quarterback, dans l’Etat américain où le football est roi, ou sur les parquets de basket. Bobby Knight, légendaire entraineur de l’Université d’Indiana et alors entraineur de l’Université de Texas Tech, tient même à le recruter. Néanmoins, son talent sur les pelouses est trop impressionnant et même un gagneur invétéré comme Knight lui conseille d’y rester.

« Il a un futur trop brillant dans le foot pour s’essayer dans le basket. Vu comment il y est fort, pourquoi prendre ce risque? » B. Knight

Arrivé sur le campus des Red Raiders de Texas Tech à Lubbock, Crabtree passe à la position de receveur qui avait sa préference depuis longtemps de toute façon et qui semblait déjà lui convenir comme un gant. Plutôt grand (1m85), lourd (97 kgs) et puissant et, surtout, possédant d’excellentes mains, sa connaissance du poste dérivait, en fait, de ce qu’il avait pu analyser de son expérience au poste de quarterback, le seul qu’il ait jamais occupé au lycee.

« Quand j’étais quarterback, je voulais que le receveur se mette à un endroit où je pouvais lui lancer la balle ou alors, si je lançais la passe, je voulais quelqu’un dont je sois sûr qu’il se mette entre le défenseur et la balle pour limiter le risque d’interception ». M. Crabtree

Cette déclaration sonne comme le résumé du jeu de Michael Crabtree: un joueur ultra-disponible pour son quarterback et prêt à donner son corps à son équipe pour être sûr de capter le ballon. Pas vraiment une surprise pour un joueur dont le père avait dû le changer du flag-football au vrai football lorsqu’il était enfant, par peur de la réaction des autres parents quand il usait de son physique déjà trop imposant pour ses adversaires; le même jeu qui lui aura également amené trois sérieuses blessures à la jambe lors des 6 dernières années.

Un crack à Lubbock

Sa réception contre Texas en 2008, sans doute la plus importante de sa carrière à ce jour...

Sa réception contre Texas en 2008, encore la plus importante de sa carrière à ce jour…

Ce sont ces mêmes qualités de guerrier que Michael Crabtree exhibe lors de sa première saison à Texas Tech, qu’il doit pourtant seulement passer à s’entraîner car des résultats scolaires perdus par son lycée lui imposent une année blanche de redhsirt. Peu importe, il en profite pour briller lors des entrainements du jeudi, les seuls auxquels il peut participer. Lors des deux saisons suivantes, il enchaîne et gagne deux trophées Fred Biletnikoff, récompensant le meilleur receveur universitaire tout en battant des records au nombre de réceptions.

Mais c’est bien lors du derby contre l’Université du Texas, en novembre 2008, que Michael Crabtree va exploser à la face de l’Amérique.

Face aux numéros 1 de la saison, emmenés par Colt McCoy et Earl Thomas, Crabtree marque le touchdown de la gagne à la toute dernière seconde, captant le ballon au milieu de deux défenseurs tout en gardant assez d’équilibre pour jongler avec la ligne de touche et, au final, être assez puissant pour échapper au plaquage et gagner les 5 yards le séparant de l’en-but.

« Beaucoup de coaches peuvent vous enseigner la meilleure manière de suivre les tracés ou de capter la balle. Mais, une fois que vous avez la balle en main, tout dépend de vous. C’est ce qui vous rend décisif. » M. Crabtree

Tout dépendait de lui et, une fois la balle en main, Michael Crabtree répond présent. 11 millions d’Américains (le double de tout autre émission en ce samedi soir) assistent à cet exploit et Crabtree devient instantanément le receveur le plus convoité de la prochaine draft. Cette notoriété amplifiée lui fait également gonfler la tête, à coups de compliments sussurés à l’oreille par des gens comme Deïon Sanders.

Le hold-up des 49ers se transforme en hold-out…

Fort de ses 41 touchdowns marqués en deux années universitaires, Crabtree se présente à la draft en 2009 mais n’est sélectionné qu’en dixième position par les 49ers (alors que Darrius Heyward-Bey l’est en 7e par les Raiders), pensant avoir réalisé le hold-up de l’année sur le coup. Tout sourire avec ses proches et amis sur la scène du Radio City Music Hall, Crabtree bout intérieurement d’avoir chuté ainsi, lui qui se veut être le « Michael Jordan du football » et veut un contrat à la hauteur de son talent, et non de sa place dans la draft.  Le joueur décide alors de ne pas rejoindre l’équipe (un holdout), conforté dans son opinion par un (riche) cousin, David Wells, personnage très controversé ayant eu quelques problèmes avc la justice du Texas.

« Nous sommes prêts à le faire. Michael veut juste obtenir un contrat qui représente sa valeur. Ils le prennent avec le 10e choix et Heyward-Bey obtient 38 millions? » D. Wells

Son attitude hautaine avant la draft, son posse de 10 personnes le suivant partout, ainsi que cette péripetie contractuelle lui confèrent d’emblée un statut de prima-donna qui, pourtant, ne correspond pas à son jeu ni à son attitude volontaire sur le terrain. Elle lui permet néanmoins d’obtenir ce contrat de 6 ans pour 32 millions de dollars (dont 17 garantis) mais brouille son image auprès des fans. Alors que Wells recommence son « mentoring » avec Dez Bryant (un grand ami de Crabtree, eux qui se sont déclarés être le futur de la NFL) en 2010, Crabtree décide de s’en éloigner, voulant sans doute se débarasser une fois pour toutes de son costume de diva.

« Il faut qu’il se rende compte que sa carrière sera jugée à l’aune de son palmarès, pas sur la somme qu’il a gagnée ». Jim Brown en 2009

Il dira d’ailleurs que ce holdout l’aura rendu plus humble. Sur le terrain, les relations exécrables qu’il entretient avec Mike Singletary ne l’aident pas non plus à sortir de sa coquille et, bien qu’il marque 11 touchdowns sur ses deux premières saisons, le receveur est moqué pour avoir placé son intérêt financier avant sa carrière sportive.

La vie est belle avec Harbaugh…

L'avènement de Kaepernick à la tête des 49ers est sans doute ce qui pouvait arriver de mieux à Crabtree

L’avènement de Kaepernick à la tête des 49ers est sans doute ce qui pouvait arriver de mieux à Crabtree

L’arrivée de Jim Harbaugh, en provenance de Stanford, change tout pour les 49ers en 2010. Une bonne première saison amène les 49ers au NFC Championship Game  mais, lors de la défaite, Crabtree n’arrive à capter que 5 ballons pour 28 yards prouvant son importance au sein du système. La décision de remplacer Alex Smith par Colin Kaepernick la saison suivante permet à Crabtree de devenir le premier receveur des 49ers au delà des 1000 yards sur une saison depuis Owens en 2003. Ce duo de jeunes emmène les 49ers au Superbowl, dans la foulée d’excellents playoffs pour le receveur (95 yards de moyenne et 3 touchdowns en 3 matches). Mais c’est son futur coéquipier Anquan Boldin, le prototype de ce que devrait devenir Crabtree dans les années futures, qui ramènera le trophée chez lui à Baltimore.
Cette saison, encore à cause d’une blessure (rupture du tendon d’achille) en mai dernier, il n’a pu apparaître que lors de 5 matches de saison régulière avant de produire, lors du premier tour de playoffs à Lambeau Field, le match dantesque que Jim Harbaugh attendait de lui.

Alors, Michael Crabtree, le meilleur receveur de tous les temps? Sûrement pas. Mais, si son corps le laisse en paix, il pourrait mûrir dans l’ombre d’un vétéran All-Pro comme Boldin. Sous la tutelle d’un coach bienveillant, aidé dans sa quête par un Kaepernick parfait pour son jeu, il pourrait alors être parti pour devenir l’un de ceux ayant eu le plus de succès, avec déjà trois « Championship Games » en 5 saisons.

Dès dimanche dans l’enfer du CenturyLink Field de Seattle, face à la meilleure défense de NFL et à l’ancien Longhorn Earl Thomas, à lui d’emmener les 49ers à leur 2e Superbowl de rang et donner alors un peu (plus) de valeur à la déclaration d’Harbaugh.

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