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Denver Broncos Super Bowl

Super Bowl XLVIII – Champ Bailey : le « Champ » du cygne ?

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Comme le dit la légende, le chant du cygne désigne la plus belle et dernière chose réalisée par quelqu’un avant de mourir. Alors, certes, Roland Bailey Jr, de son vrai nom, n’en est pas là au point de vue humain mais tout laisse à penser que cela pourrait être le cas en NFL.
A 35 ans et avec 15 années d’expériences, ce premier Superbowl arrive à point nommé pour Bailey, l’occasion rêvée pour lui de finir en trombe après une saison rongée par les blessures et les incertitudes.
Et quoi de plus beau que de finir avec une bague de Champion pour un joueur si talentueux…

Les premiers battements d’ailes en Géorgie

Né le 22 juin 1978 à Folkston en Géorgie, le petit « Champ » a grandi dans cette ville de 2500 habitants, à quelques kilomètres au Nord de la Floride. Fils d’Elaine et de Roland Sr, frère de Ronald et de Rodney dit« Boss ». Sa mère le surnommera rapidement d’un « Champ » prémonitoire.

A l’approche de l’adolescence, ses parents se séparent et, comme un cygneau suivant sa maman sans rechigner, il part vivre avec sa mère qui a obtenu la garde des deux plus jeunes frères, que l’on prend d’ailleurs pour des jumeaux à l’époque.

Talentueux à de multiples postes, comme à celui de running-back...

Talentueux à de multiples postes, comme à celui de running-back, ici sous le maillot de Georgia…

Discipliné et travailleur, Champ a décidé de garder cette doctrine dans le sport. Mouvements rapides et explosivité lui ont permis de lire et d’anticiper les gestes des quarterbacks adverses dès l’instant où il a foulé ses premières pelouses. En 1992, il intègre la Charlton County High School et y alterne entre le poste de quarterback et de free safety. C’est à cette période qu’il jouera d’ailleurs avec Larry Smith (l’ancien defensive end des Jaguars et des Packers).

La saison de football terminée, il joue dans l’équipe de basket-ball des Indians où son explosivité fait merveille et où, avec une détente de 1m09, il devient une machine à dunks. Jamais rassasié, il met également son jump à l’épreuve en saut en hauteur, discipline dans laquelle il sera sacré champion Junior de Géorgie.

Au cours de sa dernière année, son coach Rich McWhorter le change de poste. Champ Bailey devient le coureur des Indians. C’est même son frère, Boss, qui lui donne le ballon après avoir été promu quarterback de l’équipe. Sa superbe saison au sol fait de lui la recrue phare de l’Etat. Une aubaine pour l’Université de Georgia et l’équipe des Bulldogs.

La migration des Bulldogs aux Redskins

Sa 1ère saison, en 1996, avec Georgia, est compliquée. Cantonné à un poste en équipe spéciale et à quelques snaps en défense, Bailey est en concurrence, à l’époque, avec les meilleurs arrières défensifs que l’école n’ait jamais connus. Cependant, dès sa 2ème saison, il change la donne et gagne le poste de cornerback titulaire.
Ayant gardé son appétit pour d’autres postes, il retourne également les coups d’envoi et s’aligne parfois au poste de receveur. Avec des joueurs de la trempe de Hines Ward, Robert Edwards, Olandis Gary et Matt Stinchcomb en attaque, ces Georgia Bulldogs ’97 ne perdent que deux matches, contre le rival Auburn et contre Tennessee, mené à cette époque par un certain Peyton Manning.

Au fil du temps, Bailey devient indispensable. A l’époque, certains experts disent même de lui qu’il est meilleur que Charles Woodson, pourtant vainqueur du Trophée Heisman en 1997.

« Champ Bailey est l’arme offensive la plus raffinée du pays. Sa capacité à réaliser des actions d’éclat en attaque et en défense font de lui une menace pour influer sur le résultat dans n’importe quel match. » Tom Dienhart, The Sporting News

Après sa troisième saison, le temps du cygneau est terminé. Champ Bailey veut voler de ses propres ailes, goûter à la vie et se frotter au grand monde. Il décide donc de se présenter à la draft de 1999 pour devenir professionnel.

Les Redskins le sélectionnent au premier tour (7ème choix) alors que son pote de lycée, Larry Smith est drafté au second tour par Jacksonville.

L’atterrissage à Washington

Champ Bailey s'est imposé dès son arrivée à Washington

Champ Bailey s’est imposé dès son arrivée à Washington

Cinq saisons à Washington lui permettent de s’imposer comme l’un des meilleurs cornerbacks de la ligue. Malgré ses quatre sélections au Pro Bowl pour l’équipe de la capitale fédérale, Champ Bailey a besoin de changer de nid. Il est en place mais il souhaite autre chose. Les Redskins veulent utiliser leur franchise tag pour le garder mais Bailey menace de boycotter le camp d’entrainement. A la surprise générale, il obtient de ses dirigeants un échange. Les Broncos enverront donc Clinton Portis contre un 2ème tour de draft et un Champ Bailey, sûr de son fait et assurant son avenir avec un contrat de 7 ans pour 63 millions de dollars.

«Je ne décevrai pas. Je peux vous le garantir» Champ Bailey

En effet, la réussite de cet échange poussera plus tard les fans de Denver à surnommer ce coup d’éclat du GM « The Trade », un succés aussi retentissant que « The Drive », cette série de 98 yards qui avait envoyé les Broncos au Superbowl en 1987.

L’envol pour Denver…

Dans l’air raréfié de Mile High City, le cornerback est toujours aussi aérien qu’il ne l’était au niveau de la mer à Washington. Bailey cumule 35 interceptions en dix saisons et continue sa collection de sélections au Pro Bowl, devenant le cornerback le plus décoré de l’histoire. Sa cinquième saison à Denver, en 2008, lui offre une chance particulière, celle d’évoluer avec son frère Boss pendant une saison.

2012 rime avec sa douzième sélection au Pro Bowl mais son corps de 34 ans lui fait sentir que la fin du vol n’est plus très loin. Même si sa saison est bonne, Bailey se craque complètement dans le match qui l’oppose à Torrey Smith, le Raven. Baltimore gagne et les critiques tombent sur le cornerback qui laisse Smith marquer 2 touchdowns de 59 et 32 yards. La saison de trop, pense-t-on. Et pourtant, c’est avec envie qu’il revient en 2013.

« J’ai de la chance, croyez-moi. Tout le monde voudrait bien être là où je suis en se disant « j’ai 35 ans ». C’est comme ça. Quand ce sera mon tour de passer la main, je le ferai. En attendant, je suis toujours là » Champ Bailey au début 2013

Aucun cygne n’est immortel et, malheureusement, on attend toujours avec difficulté de voir cet oiseau si gracieux s’éteindre. Si l’on pouvait craindre que le match contre les Ravens la saison dernière sonnait le glas d’une carrière exceptionnelle, la fin de saison 2013 aura vu Champ Bailey reprendre son envol, peut-être inspiré par l’incroyable saison effectuée par un autre vétéran, Peyton Manning. Pour les deux artistes sur le départ, ce Superbowl ressemble bien au dernier acte de joueurs à classer aux côtés des plus grands.

En matière d’Art, le chant du Cygne est la dernière œuvre remarquable d’un artiste. Champ Bailey aura lui aussi la possibilité de finir en apothéose à New York dimanche prochain.

A moins d’une réincarnation pour quelques saisons supplémentaires…

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