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Super Bowl

Super Bowl XLVIII – Les coaches : deux parcours, deux styles, un objectif

On pourra dire ce que l’on voudra, un match se gagne sur le terrain. Mais qui décide de ce qui se passe sur le terrain ? Les véritables joueurs cet échiquier géant, ce sont les coaches. Ce sont eux qui décident de tenter une quatrième tentative au lieu de taper au pied, ce sont eux qui sentent s’il vaut mieux manger le chronomètre ou marquer le plus vite possible. Dimanche, deux hommes vont s’affronter à une largeur de terrain de distance. Pete Carroll et John Fox vont tenter de mener leur équipe à un titre qu’aucun des deux hommes n’a jamais obtenu. Retour sur la carrière de deux entraîneurs qui ont le coaching dans le sang.

John Fox n’a connu la défaite qu’à 16 reprises avec les Broncos dont 3 en playoffs.

John Fox, le vétéran
Contrairement à ce que pourrait laisser penser la saison que vient d’accomplir son équipe, John Fox est un coach de sensibilité défensive. C’est en 1989 qu’il découvre la NFL après avoir arpenté les bancs de huit universités à travers le pays en 11 ans. Son parcours commence chez les Steelers en tant que coach des défenseurs arrière, son poste lorsqu’il jouait à la fac de San Diego State. Il progresse alors sous la houlette de Chuck Noll, l’entraîneur le plus titré de l’histoire de la NFL avec quatre bagues de Super Bowl. Fox quitte Pittsburgh pour San Diego en 1992 chez les Chargers où il occupe toujours le même poste. Ce sont les Raiders qui lui confient sa première grosse responsabilité en 1994 lorsqu’il rejoint les Los Angeles Raiders en tant que coordinateur défensif. Il continue l’aventure, toujours au même poste mais à New-York, chez les Giants 1997. Il parvient même en finale avec la franchise New-Yorkaise mais ils sont défaits par les Ravens.

Il accède enfin au poste de coach principal de l’équipe en Caroline en 2002. Les Panthers viennent de se séparer de Geroge Seifert après une saison à 1-15. C’est à ce moment que Fox va acquérir toute l’expérience qui est la sienne. Il reste à Charlotte jusqu’en 2010. Sur ces neuf saisons, Fox a un bilan de 73 victoires et 71 défaites en saison régulière. En playoffs, il affiche un bon 5-3. En 2003, il emmène son équipe au Super Bowl mais il perd à nouveau, cette fois-ci face aux Patriots. Sous ses ordres, les Panthers vont se construire une réputation de solide défense mais c’est l’attaque qui a souvent fait défait à son équipe pendant toutes ces années. En 2010, le poste de quarterback n’est pas bon à prendre entre Matt Moore qui se blesse et le rookie Jimmy Clausen qui galère à le remplacer. Tous ces problèmes font de cette année une saison à 2-14, trop peu pour maintenir Fox en place. Il est remercié le 31 décembre 2010.

C’est 13 jours plus tard qu’il est engagé par Denver. Encore une fois, Fox a pour mission de remonter une équipe qui part de très loin avec une piteuse saison à 4-12. Et encore une fois, il va rendre à la franchise ses lettres de noblesse. Dès la première année, il emmène les Broncos en playoffs. C’est cette année que Tim Tebow a animé la NFL avec ses retours de fin de matches. Mais l’année suivante, les Broncos passent dans la dimension supérieure : Peyton Manning signe à Denver. La suite, tout le monde la connaît. Les Broncos perdent leur match de playoffs face aux Ravens en playoffs en 2012. Mais l’année 2013 est la meilleure que Fox aie connu en tant que head coach avec 13 victoires et 3 défaites, le moment parfait pour gagner un Super Bowl. Un titre qui viendrait confirmer plus de vingt ans d’expérience au plus haut niveau.

Depuis 2011, Pete Carroll a fait passer Seattle de 7 à 13 victoires en saison régulière.

Depuis 2011, Pete Carroll a fait passer Seattle de 7 à 13 victoires en saison régulière.

Pete Carroll, l’universitaire
Comme son homologue de Denver, Pete Carroll n’a jamais joué qu’à l’université au poste de défenseur arrière. Et lui aussi a erré à travers de nombreuses facultés avant d’atterrir en NFL. En 1984, les Bills font appel à lui pour le poste de coach des defensive backs. Il part ensuite quatre années chez les Vikings. Ses bons résultats dans le Minnesota lui valent d’être engagé à New-York en 1990 chez les Jets comme coordinateur défensif. En 1994, il est nommé au poste de head coach pour la première fois de sa carrière. Pour fêter ça, Carroll décide de peindre un terrain de basket-ball sur le parking du terrain d’entraînement et lui et ses assistants font des trois-contre-trois pendant leur temps libre. Malheureusement, la saison se passe mal pour lui et les Jets finissent à 6-10 en perdant leurs cinq derniers matches donc la fameuse défaite face aux Dolphins de Marino lorsque le quarterback feint de poser un genou à terre pour finalement lancer un touchdown de la victoire. Il repart au poste de coordinateur défensif à San Francisco pour deux ans de 1995 à 1996 avant d’être nommé head coach des Patriots. Il va rester trois ans à Boston mais les résultats ne suivent pas et c’est à contrecœur que Robert Kraft annonce qu’il se sépare de Carroll en 1999.

Pete prend alors une année sabbatique. Mais à la fin de l’année 2000, un appel improbable lui est adressé : les Trojans de l’université de South California veulent qu’il devienne head coach de l’équipe. Sa nomination fait débat : il n’a pas entraîné depuis un an et n’a plus fréquenté la NCAA depuis 1983. En fait, Carroll est le quatrième choix du programme d’entraînement mais les trois premiers choix ont décliné l’offre. Et heureusement pour les Trojans.

Car Pete Carroll explose tout simplement avec cette équipe. Sous son contrôle, USC gagne 97 matches et n’en perd que 19. Entre 2003 et 2005, il gagne 34 matches d’affilées. Cette série commence après une défaite en triple prolongation et s’achève au Rose Bowl de 2006 pour un titre national que les Trojans perdent face aux Longhorns de l’Université du Texas. Mais Carroll a lancé une véritable ferveur dans sa fac. Entre 2001 et 2006, l’affluence moyenne pour les matches disputés sur le campus passe de 57,000 personnes à 91,000 personnes. Il a pour tradition de faire traverser le campus à l’équipe deux heures avant le match, une tradition qui perdure aujourd’hui sous le nom de Trojan Walk. 53 joueurs évoluant sous ses ordres à USC ont été drafté en NFL. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Carroll annonce en 2010 qu’il a signé un contrat de cinq ans avec les Seahawks et qu’il va enfin retrouver la NFL.

Mais son départ coïncide avec une sombre histoire à Los Angeles. La NCAA rend publique les résultats d’une enquête concernant l’ancien coureur de la fac, Reggie Bush. Et il apparaît que Bush aurait profité de cadeaux dus à son rang de joueur de football, chose strictement interdite à l’université. En conséquence, l’équipe est privée de playoffs pour deux ans, 30 bourses vont être supprimées mais, pire, l’équipe se voit retirer 14 victoires dont une au BCS Championship Game de 2004 face à Oklahoma. Carroll promet n’avoir jamais rien su des agissements de son joueur. Il assure même que cette décision n’a rien à voir avec son départ pour Seattle. Quoi qu’il en soit, son arrivée chez les Seahawks est synonyme d’un grand ménage. Il totalise 200 transactions au cours de sa première année. C’est cette année que Seattle va en playoffs avec seulement 7 victoires. Depuis, Carroll a toujours progressé et ce malgré un effectif très jeune. Mais après son long passage à USC, Pete est habitué aux jeunes joueurs et c’est peut-être cette expérience qui lui a permis de faire de cette équipe le monstre défensif qu’elle est aujourd’hui.

Deux destins parallèles

Avec un peu de recul, ces deux hommes ont un passé très similaire. Tous deux defensive backs, tous deux entraîneurs à la fac puis en NFL au poste de coordinateur défensif. Ils ont même été sur le même banc à Iowa State en tant qu’assistant du coach. Mais avec 6 ans d’écart puisque Carroll y était en 1978, et Fox en 1984. Et depuis trois ans, ils connaissent un vrai succès avec leurs équipes respectives. Si bien qu’ils se retrouvent pour la première fois face à face en tant que head coach. Leur dernière rencontre remonte à 1990 quand les Jets coachés en défense par Pete Carroll sont défait 24-7 par les Steelers de John Fox.

Car comme deux droites parallèles, ces deux coaches ont des parcours semblables mais qui ne se croisent jamais. Sauf au moment le plus crucial d’une carrière : celui où il faut aller chercher un titre de champion de la NFL aux commandes de la meilleure attaque/défense de la Ligue. Et si l’armoire à trophée des deux hommes est encore vide de tout trophée NFL, l’un des deux pourra rentrer chez lui lundi prochain avec le Lombardi en poche après près de 30 ans passés à entraîner.

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