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Equipe de France – Sébastien Sejean : « C’est un long cheminement »

Du 21 au 29 mai, l’équipe de France de football américain était au Centre de ressource, d’expertise et de performance sportive (C.R.E.P.S) de Strasbourg. Une semaine de préparation intensive pour les joueurs, et l’opportunité pour nous de rencontrer Sébastien Sejean, safety de l’équipe de France et ancien joueur des Rams.

Nous sommes accueillis avec le sourire par le staff de l’équipe de France, qui nous propose une entrevue avec le joueur à la fin de l’entraînement. Mais attention, le temps sera décompté ! La fédération n’a pas le syndrome Marshawn Lynch, mais l’emploi du temps des joueurs est minuté. Il est hors de question que le joueur arrive en retard aux soins et à la séance de cryo qui commence juste à la fin de l’entraînement.

Celui-ci se déroule à ciel ouvert, et les badauds se pressent pour essayer de comprendre… difficile pour les non-initiés ! Une cinquantaine de joueurs  en équipements bleu ou blanc, deux caméramans juchés sur des échafaudages pour filmer les entraînements et plusieurs coachs qui font passer leurs ordres parfois en français, parfois en anglais ou appellent les jeux avec des séries de gestes. Une opposition à 11 contre 11 marque la fin de l’entraînement, et le début du stretching.

Après trois cris de guerre – un par escouade, et un pour toute l’équipe –, Sébastien nous rejoint. Il porte encore son survêtement bleu, marqué du logo des Rams.

Sébastien Sejean est arrivé parmi les derniers au stage de préparation. En cause, un match avec son équipe des Dresden Monarchs.

Sébastien Sejean est arrivé parmi les derniers au stage de préparation. En cause, un match important avec son équipe des Dresden Monarchs.

Comment es-tu venu au football américain ?
J’ai commencé en 2000, en région parisienne, complètement par hasard. Je cherchais un sport de contact, le jour où je devais essayer le rugby, le club ne s’entraînait pas. On m’a proposé d’aller essayer le football américain à Asnières-sur-Seine, le Molosse. Petit à petit je me suis piqué au jeu…J’ai intégré le sport-étude, puis l’équipe de France juniors. C’est là qu’ils ont déterminé mon poste, en regardant ma morphologie, mes capacités athlétiques, et c’est comme ça que je me suis retrouvé safety. Ça a été bénéfique parce que ça m’a permis de jouer universitaire, puis professionnel.

Comment tu passe de l’équipe de France junior à l’université de Laval, au Québec ?
C’est un très long cheminement. Je suis passé par le circuit junior, en France, qui est très bon, très formateur. Par la suite je suis allé à Amiens, pour le sport-étude, et c’est là que j’ai intégré les équipes de France et d’Europe juniors. C’est avec la team Europe, au mondiaux en 2003, à San Diego, que j’ai été remarqué par les universités américaines et canadiennes, et que j’ai eu cette opportunité.

Qu’est-ce qui t’as le plus marqué en traversant l’Atlantique ?
Au niveau des structures sportives, je veux dire les entraînements, les installations, tout l’ensemble, c’est totalement différent de l’Europe. En France, à part l’INSEP, il n’y a pas de très bonnes structures. En arrivant là-bas, on était vraiment géré tous les jours : l’emploi du temps, les entraînements, l’alimentation, les cours… C’est toute la partie disciplinaire qui m’as le plus surpris.

Au niveau de ton poste, safety, on te demandait de jouer de la même manière ?
Le football est différent. Le jeu est beaucoup plus rapide, et les joueurs arrêtent leur carrière soit après le cursus universitaire, soit après leur éventuel parcours professionnel. En Europe, à part en Allemagne et en Autriche où c’est pro, les joueurs prennent sur leur temps de travail pour jouer en équipe nationale, et sur leur temps de loisir pour faire la préparation.

Aux États-Unis, on nous demande beaucoup. En safety, on est l’arrière-garde, pas vraiment le cœur de la défense mais important quand même. Ce sont des « habiletés » qu’on doit apprendre, puis appliquer sur le terrain. C’est un long cheminement, on ne peut pas partir de France et se dire qu’on va passer pro. Il y a les tactiques, les techniques, qu’il faut apprendre. Ce n’est pas tant au physique, c’est surtout au niveau de l’apprentissage des jeux. Ils sont capables d’assimiler les tactiques beaucoup plus rapidement, et de les appliquer tout seul, donc ça va plus vite, l’entraineur n’a pas besoin de prendre un temps-mort ou de crier pour placer ses joueurs, ils le font tout seul.

Deuxième partie de l’interview en ligne vendredi 30 mai.

Propos recueillis par Pierre Chambaud et Tommy Cattanéo à Strasbourg.
Crédit photo: Thomas Depaepe.
Pour suivre les championnats d’Europe, il y a le blog de la FFFA.

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