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Histoire

[histoire] Le match le plus prolifique de l’histoire

Il y a des jours où les défenses ne sont pas au rendez-vous. Des jours où les rideaux défensifs décrètent une journée porte-ouverte. Résultat, les attaques se goinfrent, engloutissent les yards à pleine vitesse, les touchdowns s’accumulent et le score enfle. Inexorablement.

C’est à cet exercice, ô combien jouissif pour les fans, mais navrant pour les coachs, de l’orgie offensive que se sont livrés les Giants et les Redskins. C’était il y a près de 50 ans.

Brig Owens, bourreau de l'attaque new-yorkaise

Brig Owens, bourreau de l’attaque new-yorkaise

Un début en douceur

27 novembre 1966. Les Giants rendent visite à leurs rivaux de toujours au D.C. Stadium. Alors que la fin de saison se profile, les deux formations sont déjà hors course pour les playoffs. Et de loin. Cette année-là, les New-Yorkais allaient réaliser la pire saison de leur longue histoire tandis que les joueurs de la capitale allaient tenter de décrocher leur premier bilan équilibré en une décennie. Pas de quoi sauter au plafond. Mais un match entre rivaux, ça a toujours une saveur particulière. Et si cette rencontre ne restera pas dans les annales comme la plus captivante de l’histoire, elle allait tout de même rester gravée dans les mémoires.

Pour ce déplacement à Washington, le coach des Giants décide d’aligner un petit nouveau, le rookie Tom Kennedy. De son côté, Otto Graham pourra une nouvelle fois compter sur le futur hall of famer Sonny Jurgensen. Dès le début, les choses démarrent mal pour le rookie, intercepté par Brig Owens, un autre débutant. Le vétéran des Redskins saisit l’opportunité et mène les siens à dame. Sur les trois séries offensives suivantes, Kennedy est pris à la gorge par l’agressive défense locale et ne complète pas la moindre passe. Les Skins concluent le premier acte sur un touchdown longue distance de 63 yards au sol signé Whitfield. 13-0. Jusqu’ici, rien d’anormal. Une rencontre comme une autre, un dimanche comme un autre.

Orgie offensive, carnage défensif

Les Giants entament le deuxième quart temps aussi mal qu’ils avaient achevé le premier. Sur un fumble, Brig Owens (encore lui) s’empare du cuir et file jusqu’en Terre Promise au terme d’une chevauchée de 62 yards. Avec un déficit de 20 points, Tom Kennedy trouve enfin la pédale d’accélérateur. Et c’est toute la rencontre qui s’emballe. Au premier touchdown new-yorkais, les Redskins répliquent immédiatement. Une nouvelle interception du lanceur rookie plus tard, cette fois par le futur hall of famer Paul Krause, et les locaux se retrouvent de nouveau dans la endzone. 34-7. Le score gonfle à vitesse grand V. La patience du coach des Giants s’effrite tout aussi vite. Il en a assez vu du rookie qui quitte le terrain au terme d’une prestation digne d’un Eli Manning des mauvais jours. Gary Wood entre en jeu et mène les siens au touchdown juste avant la pause. La première période s’achève avec 48 points au tableau d’affichage. Si la défense de D.C. a brillé et étouffé l’attaque des visiteurs, celle de New York a pris l’eau. Et le naufrage ne fait que commencer.

Au retour des vestiaires, le festival offensif se poursuit de plus belle et les touchdowns se multiplient. En se connectant avec Joe Morrison, Wood ouvre le bal d’une incroyable série de six touchdowns consécutifs de plus de 30 yards. À la passe comme au sol, les escouades offensives déroulent et le troisième quart se conclut sur un surréaliste 48-28 en faveur des Redskins. En état de grâce, le rookie Brig Owens intercepte à nouveau le cuir et s’en va vers la endzone après une remontée de 62 yards (encore !), permettant aux siens de passer le cap des 60 unités. Kennedy entre à nouveau en jeu côté Giants et réduit l’écart ; alors que Sonny Jurgensen laisse sa place à Dick Shiner chez les Redskins avec une modeste fiche de (seulement) 10/16, 145 yards et trois touchdowns.

Un onside kick new-yorkais recouvert et retourné dans la endzone par les locaux plus tard, le score gonfle à 69-41. Et comme si le match n’était pas assez surréaliste, avec quelques secondes au chrono, les Giants décident de continuer à jouer au lieu de faire tourner l’horloge et de mettre fin au carnage. Le rookie Kennedy lance le cuir en dehors des limites du terrain pour stopper le temps. Seul problème, il s’agissait d’une quatrième tentative. Les Redskins récupèrent le ballon ; et au lieu de mettre le genou au sol, impitoyables, font entrer leur kicker et ajoutent trois cruels derniers points. La barre de 70 unités est franchie. Mis en échec deux fois la semaine précédente, Charlie Gogolak avait besoin « d’entraînement » expliquera Otto Graham. Le massacre s’achève. 72-41. Incroyable.

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Petit coup de pied, grandes conséquences

Un record inégalé, des statistiques pas si impressionnantes

Oubliés les 70 points des Los Angeles Rams en 1950. Un total ahurissant de 113 points et 16 touchdowns. Les Giants et Redskins viennent de signer le match le plus prolifique de l’histoire. Un record jamais dépassé ni même égalé près de 50 ans plus tard.

« Ça a été une superbe bataille défensive, » blaguera le head coach des Redskins, Otto Graham, après le match.

Malgré le festival offensif, la fiche statistique ne détonne pas. Loin de là. Aucun quarterback à plus de 200 yards. Aucun coureur à plus de 100 yards. Et un seul receveur au-delà de la marque des 100 yards.

La semaine suivante, les Giants encaissent 48 points du côté de Pittsburgh et concluent leur saison avec une seule victoire au compteur.

Anecdote : en 1966, les filets derrière les poteaux n’existaient pas encore. Conséquence de quoi, les coups de pied terminaient souvent leur course dans les travées et ne revenaient bien évidemment pas vers le terrain. Ce jour-là, ce sont pas moins de 14 ballons qui ont atterri dans les tribunes et disparu. La faute aux kickers et à Brig Owens, trop content d’avoir retourné victorieusement un fumble sur 62 yards et qui n’a pu s’empêcher de jeter le ballon vers les fans en guise de célébration. Avec un coût de 22,50 dollars par ovale, les Redskins ont dû débourser 315 dollars pour remplacer les ballons perdus.

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